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Archive de mars, 2009

Je recherche / J’ai besoin …

28 mar

Je suis à la recherche d’un bout de lino ou de bâche épaisse pour mettre dans la voiture en prévision du chantier : 2.00 m x 1.40 m. Si jamais vous en jetez, faites un heureux pailleux !

 

Le puit canadien

28 mar

Les différents noms

Suivant où vous êtes, vous avez peut-être entendu parler de puit artésien, puit provençal ou de puit canadien. Le même principe physique est caché dessous, simplement le nom vous indique si son conception sera plutôt adaptée à l’hiver (puit canadien) ou à l’été (puit provençal).

Qu’est-ce ?

Le sol sous nos pieds est chaud : sa température est de l’ordre d’une dizaine de degré (plutôt 8°C au printemps et 14°C à l’automne) à une profondeur de deux mètres.

L’idée est donc d’utiliser cette chaleur pour réchauffer (ou refroidir suivant la saison) l’air entrant dans la maison.

Exemple hivernal : l’air extérieur est à -5°C, le sol à 8°C. On gagne alors 13°C de chauffage sans rien faire. Au lieu de chauffer l’air de -5°C à 20°C, on le chauffe de 8°C à 20°C (dans ce exemple le coût de chauffage de l’air est divisé par deux)

Exemple estival : l’air extérieur est à 30°C, le sol à 12°C. On refroidit l’air qui rentre dans la maison : la clim est intégrée au puit canadien (cette fonction là est utilisée dans le sud de la France sous le nom de puit provençal).

Dimensionnement

Un puit canadien bien conçu (de mon point de vue évidemment)

  • doit permettre à l’air qui circule dans le tuyau d’être à la température du sol au moment où l’air va entrer dans la maison (l’air ne doit pas circuler trop rapidement)
  • doit avoir un ventilateur qui ne consomme pas trop
  • tient compte du terrain (suivant la nature du terrain les échanges thermiques seront favorisés ou non)
  • doit être silencieux (la circulation de l’air ne doit pas être trop rapide)
  • le tuyau ne doit pas avoir trop de coudes car cela augmente la perte de charge
  • doit avoir une fonction by-pass automatique (au printemps, le froid hivernal arrive en profondeur. Il est donc préférable de prendre simplement l’air extérieur qui sera plus chaud que celui qui viendrait par le puit canadien)
  • doit être couplé à une ventilation
  • ne doit pas pollué l’intérieur de la maison (en captant les émanations de radon du sol et en les injectant dans la maison, en favorisant le développement des bactéries (si la pente du tuyau n’est pas régulière) (voir le site de l’ADEME)

Pour le dimensionnement de mon puit canadien, j’ai utilisé la notice de calcul que l’on pourra trouver sur ce site. J’ai repris les calculs de l’auteur (le débit maximun de son article est de 120 m3/h), d’une part pour les vérifier et pour les compléter : les kits de puit canadien sont prévus pour des débits de 300 m3/h ou 600 m3/h et je voulais voir ce que cela aller donner à ces débits. Le fichier est disponible ici (sans aucune garantie évidemment, bien que je retrouve les résultats de l’auteur aux petits débits). Pour chaque diamètre de gaine envisagé (de 50 à 250 mm), il y a deux colonnes : la perte de charge par unité de longueur et la vitesse d’écoulement). L’auteur que je cite est maintenant chercheur dans le laboratoire où j’ai fait ma thèse !

Sur le site de l’auteur, vous pourrez suivre tout le chantier du puit canadien (et de sa maison, il a un projet très intéressant).

Mon puit

Volume de la maison : environ 375 m3

Renouvellement de 30% du volume de la maison par heure (murs perspirants) : 100 à 120 m3/h

Les ventilateurs commerciaux (recherche google « ventilateur caisson ») tournent jusqu’à 300 m3/h en nominal, donc il ne faut pas prendre un tuyau trop petit pour limiter les pertes de charge.

Je pars sur deux gaines de 25m chacune de diamètre 200 mm de tuyau en polyéthylène (qualité alimentaire) qui résiste à l’enfouissement.

La suite bientôt.

 

Qualité de l’air intérieur

28 mar

D’après les lectures que j’ai pu faire sur les résultats des campagnes de mesures de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (créé en 2001), les deux principaux polluants dans l’air d’une maison sont le formaldéhyde (présent dans les colles entre autre) et le benzène.

Néanmoins, l’une des conclusions des premières campagnes, c’est que l’aération préconisée par l’arrêté du 24 mars 1982 (modifié par arrêté du 28 octobre 1983) permet de maintenir les quantités de polluants en deçà des niveaux maximum.

Ceci dit, mettre des produits non polluants au moment de la construction permet de ne pas avoir besoin de maintenir une ventilation excessive pour ces polluants (il faut par contre toujours ventiler pour renouveler l’air vivié, mais dans une moindre mesure).

J’ai retenu de mes lectures qu’il faut renouveler 30 à 50% du volume de la maison par heure, ce qui correspondra pour ma maison à un débit de 100 à 120 m3/h.

Pour info : renouveler l’air par ouverture des fenêtres dans un séjour sans fumeur en respectant la qualité de l’air correspond à une aération toutes les deux heures de 1 à 3 minutes.

On peut aussi réduire les besoins de ventilation avec des murs perspirants (et c’est le cas avec une construction paille).

 
 

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